Obtenez votre
devis en ligne
Rénovation énergétique : 91 900 logements aidés en 2024, ce que ça change pour vos travaux
21 Septembre 2026

Rénovation énergétique : 91 900 logements aidés en 2024, ce que ça change pour vos travaux

Les rénovations énergétiques lourdes accélèrent en France : 91 900 logements ont bénéficié en 2024 d’une aide de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) pour des travaux d’ampleur, pour un total de 2,4 milliards d’euros de subventions. Montant moyen par logement : 41 500 euros, avec une prise en charge moyenne de 63 %.

Si vous êtes propriétaire occupant, bailleur ou copropriétaire, ces chiffres ne sont pas qu’une statistique : ils montrent concrètement combien vos futurs travaux peuvent être financés, et à quelles conditions. Ils ont aussi un impact direct sur votre DPE (diagnostic de performance énergétique) et sur la valeur de votre bien.

Le dispositif en bref : qui est concerné et pour quels logements ?

Les chiffres publiés récemment par le Service des données et études statistiques (SDES) portent sur les rénovations dites "d’ampleur" aidées par l’Anah en 2024. Il s’agit de travaux importants visant à améliorer fortement la performance énergétique du logement (bien au-delà d’un simple changement de fenêtre ou de chaudière isolé).

Quels ménages profitent le plus des aides ?

  • 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah.
  • Les ménages modestes concentrent 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur.
  • Les ménages plus aisés ne représentent que 12 % des opérations.

Concrètement, si vos revenus sont modestes ou intermédiaires, vous êtes clairement au cœur de la cible de ces aides. Les profils plus aisés peuvent aussi en bénéficier, mais de façon plus marginale et avec des taux d’aide plus faibles.

Maisons individuelles ou copropriétés : qui rénove ?

  • Les copropriétés représentent 42 % des rénovations aidées.
  • Le dispositif Loc’Avantages ne pèse que 3 % des opérations.

Si vous êtes copropriétaire, ces chiffres montrent que les gros chantiers en immeuble (isolation par l’extérieur, chauffage collectif, etc.) sont de plus en plus accompagnés financièrement. Pour un bailleur qui loue sous un dispositif comme Loc’Avantages, les rénovations restent plus rares, mais possibles.

Ce qui change pour vous : DPE, passoire thermique et valeur du logement

Au-delà des montants, cette vague de rénovations a un effet très concret sur la qualité des logements et sur leur classement au DPE.

La chasse aux passoires thermiques s’accélère

  • 46 800 passoires thermiques ont été rénovées.
  • Ces passoires représentent 51 % des logements aidés.
  • Parmi les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part grimpe à 74 %.

Une "passoire thermique" est un logement très mal isolé, classé F ou G au DPE. Pour vous, cela signifie :

  • Si votre logement est encore en F ou G, vous n’êtes plus un cas isolé : des dizaines de milliers de propriétaires ont déjà franchi le pas de la rénovation.
  • Les aides publiques ciblent en priorité ces passoires, ce qui peut rendre votre projet financièrement accessible.
  • À l’inverse, laisser votre bien en F ou G risque de le rendre moins attractif à la vente ou à la location, alors que de plus en plus de logements similaires sont rénovés.

Impact sur vos factures et sur la revente

Avec un montant moyen de travaux de 41 500 euros et une prise en charge moyenne de 63 % par l’Anah, un ménage type n’a, en moyenne, que 37 % du coût à financer. Pour un projet à 40 000 euros, cela revient à environ 14 800 euros à votre charge.

En pratique, une rénovation d’ampleur bien conçue permet généralement :

  • de gagner plusieurs classes au DPE (par exemple passer de G à D ou C, selon la situation de départ),
  • de réduire significativement vos factures de chauffage,
  • d’améliorer la valeur de revente et l’attractivité du logement pour les acheteurs ou locataires.

Calendrier : à partir de quand cela vous concerne-t-il ?

Les chiffres évoqués portent sur les opérations financées en 2024, mais ils illustrent une tendance de fond : l’État oriente massivement les aides vers les rénovations globales et les passoires thermiques.

Ce que cela implique pour vous :

  • Si vous avez déjà réalisé des travaux en 2024 avec l’Anah, vous êtes comptabilisé dans cette dynamique et vous bénéficiez déjà des nouveaux niveaux de financement.
  • Si vous envisagez des travaux à partir de maintenant, vous vous inscrivez dans cette même logique : les dispositifs comme MaPrimeRénov’ Ampleur ciblent toujours les rénovations importantes et les logements très énergivores.
  • Plus le temps passe, plus le parc de logements s’améliore, et plus un bien mal classé au DPE risque de se démarquer négativement.

En clair, même si vous n’avez encore rien engagé, ces chiffres de 2024 sont un signal : les pouvoirs publics poussent fortement à la rénovation globale, et les aides suivent cette priorité.

Concrètement, que devez-vous faire si votre logement est mal classé au DPE ?

Avant de parler aides, il est essentiel de savoir d’où vous partez. C’est là que les diagnostics immobiliers prennent tout leur sens.

1. Faire le point avec un DPE ou un audit énergétique

  • Faites réaliser ou mettre à jour votre DPE si celui-ci est ancien ou si vous n’en avez pas. Il vous donne la classe énergétique (de A à G) et les principaux postes de pertes de chaleur.
  • Pour un projet de rénovation d’ampleur, un audit énergétique (étude plus détaillée qui propose plusieurs scénarios de travaux) est souvent indispensable pour monter un dossier d’aide solide et cohérent.

Un diagnostic précis est la base pour savoir si votre logement est considéré comme passoire thermique et pour cibler les travaux les plus efficaces.

2. Vérifier votre éligibilité aux aides de l’Anah

Les chiffres montrent que :

  • les ménages modestes sont les principaux bénéficiaires (43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur),
  • les passoires thermiques sont la priorité (51 % de l’ensemble des logements aidés, 74 % via MaPrimeRénov’ Ampleur).

Si vos revenus sont modestes ou intermédiaires et que votre logement est en F ou G, vous êtes clairement dans la cible des aides les plus généreuses. Même avec des revenus plus élevés, une partie du projet peut être prise en charge, mais dans une moindre mesure.

3. Anticiper en copropriété

Avec 42 % des rénovations réalisées en copropriété, les conseils syndicaux et assemblées générales sont de plus en plus amenés à voter des travaux énergétiques lourds (isolation, chauffage, ventilation, etc.). Si vous êtes copropriétaire :

  • attendez-vous à voir ces sujets revenir régulièrement à l’ordre du jour,
  • intéressez-vous dès maintenant aux aides mobilisables pour votre immeuble,
  • faites valoir l’intérêt à long terme sur la valeur de votre lot et sur vos charges de chauffage.

Conclusion : pourquoi s’y intéresser dès maintenant ?

Les 91 900 rénovations d’ampleur aidées en 2024, les 2,4 milliards d’euros de subventions et les 46 800 passoires thermiques déjà traitées montrent une chose : la rénovation énergétique n’est plus une option marginale, c’est un mouvement de fond.

Si votre logement est mal classé au DPE, que vous soyez propriétaire occupant, bailleur ou copropriétaire, vous avez tout intérêt à :

  • faire rapidement le point sur sa performance énergétique (DPE, audit),
  • étudier les aides possibles auprès de l’Anah, en particulier MaPrimeRénov’ Ampleur,
  • penser vos travaux de façon globale plutôt qu’en petits gestes éparpillés.

SARL CHARENTE EXPERTISES peut vous accompagner pour vos diagnostics (DPE, audit énergétique, etc.) et vous aider à y voir plus clair avant de lancer un projet de rénovation d’ampleur adapté à votre situation.

Découvrez pourquoi nos clients nous recommandent